Expression souvent utilisée pour dire que l’on s’est fichu dans un merdier, mais restons polis. Eh bien c’est ce que j’ai fait ce week-end. Affolée bêtement par l’information que me donne mon chéri sur le fait qu’il a trouvé un nid de guêpe, bien caché mais dont l’entrée se trouve juste au coin de la fenêtre de la salle de bain, je ne pensais qu’à les exterminer. Deux piqûres de guêpes m’ont laissé des souvenirs indélébiles de douleur. Mon chéri avait déjà acheté le produit coupable de meurtres avec préméditation, l’insecticide super destructeur jusqu’à une portée de 4 mètres! Et moi qui en ai remis une couche le lendemain matin ! Et puis comme je ne supporte pas les insecticides, produits pollueurs j’ai fini par prendre de la terre mélangé à de la chaux et boucher le trou. Mais bon ma conscience ne me laissa point tranquille. Je cherchais donc des informations sur ces bestioles qui en tant d’années d’existence finalement ne m’avait piqué que deux fois. Et là je prends une leçon de vie. Les guêpes, c’est comme tout le reste, elles sont nécessaires à notre environnement. Moi qui n’est pas peur de jardiner à côté des abeilles, des pinces oreilles, des araignées, et autres insectes, je me suis dit « ma pauv’ fille ca ne va pas, les guêpes ne t’ont rien fait et elle participe à mon jardin ». Alors le trou nous l’avons débouché, et elles avaient d’ailleurs fini par trouver une autre issue non sans difficulté. J’en ai malheureusement condamné quelques-unes, et qu’elles me pardonnent. Cet automne le nid sera déserté naturellement, il servira finalement d’isolant naturel qui est dans le parpaing de la maison et le cycle de vie des guêpes peut continuer. Voilà comment sortir du guêpier : tout simplement en les regardant entrer et sortir et ma fenêtre est souvent ouverte et finalement chacun est dans sa maison sans déranger l’autre, mis à part le bourdonnement, ca ventile là-dedans. La prochaine fois que vous voyez une guêpe, pensez-y.
Vespula vulgaris (Vespoidea), hyménoptères carnivore qui se nourrit de chenilles, de mouches, d'araignées, de punaises ou de pucerons. Vu sous cet angle, incontestablement un ami du jardinier éclairé.
RépondreSupprimerSes prédateurs naturels sont les blaireaux et le Pernis apivorus (la buse bondrée apivore) qui se nourrissent tout deux des oeufs et des larves.
Malgré tout l'insecte n'est presque uniquement connu que par sa mauvaise réputation tout comme les arachnides et les reptiles.
Une leçon de plus sur la voie de la sagesse et une excuse pour vanter la lecture des pilosophes grecs et des livres d'Hubert Reeves; A propos vous connaisser la Hulotte (www.lahulotte.fr/)?
Très sympathique ce site avec ses photos insolites. La hulotte, n'est-ce pas le célèbre symbole de la sagesse grecque? Ces photos, les ferrailleurs me font sourire, et nous rappelle sans cesse qu'il est inutile de vouloir vaincre la nature c'est elle qui aura toujours le dernier mot. Des photos du plus triste site de Tchernobyl nous le rappelle.
RépondreSupprimerMerci également de m'avoir indiqué le nom d'Hubert Reeves, ce qui pourra être dans la continuité de mes lectures. j'essaie de finir "la magie du cosmos"de Brian Greene, lecture recommandée par Pierre.
A propos ! "mes guêpes" vont bien. A liste de leurs victimes : les moustiques!