vendredi 2 septembre 2011

La loi du talion


Œil pour œil, dent pour dent. Si nous appliquons une telle loi, ce n’est pas par répartition égale et juste du préjudice subi mais parce qu’un jour, à un moment donné nous ne supportons plus l’injustice qui est commise et nous nous mettons à rentrer dans cette logique. Si nous pouvons la réprouver parce qu’elle engendre la haine, nous pouvons comprendre qu’il devient insupportable après avoir reçue une gifle sur la joue gauche, et avoir tendu la droite, le visage devient alors trop empourpré de douleur et d’humiliation. C’est alors que nous entrons dans cette loi où enfin justice doit nous être faite. Ainsi après avoir reçu deux gifles, accepterons-nous cette fois qu’on nous arrache un œil, puis une dent ? Si un terme n’est pas mis à la violence qui a pris germe puis grossit, alors le mal s’installe au détriment du bien. La justice avec ses lois ne sont compréhensibles que pour mettre fin à la loi du talion. Certes celui qui demande, que justice soit faite, peut être considéré comme « la balance », le faible qui se plaint par celui à qui nous reprochons son comportement inique. D’autres préfèrent se faire justice eux-mêmes. La question qui est en arrière fond est : si vous vous comportez de manière consécutive agressivement envers l’autre qui ne cherche nulle querelle, pouvez-vous attendre à ce qu’il n’y ait jamais de riposte ? Et le débat porterait donc sur la provocation gratuite. Aveuglé par la haine ignorante, nous oublions ceux qui ne vous veulent pas de mal. Un problème survient : la riposte est-elle légitime ? Non, si nous considérons que toute violence est condamnable. Mais la provocation réitérée ne peut pas être sans conséquence. Alors certes, nous pouvons nous quereller une fois pourvu que nous sachions pardonner l’incident.  C’est alors que je me remémore les paroles de mon professeur d’histoire que j’ai eu en classe de terminale lorsqu’il nous parlait de la Révolution française. Si j’ai oublié de quoi il parlait exactement j’ai retenu une phrase que je médite souvent : «  ne provoquez jamais quelqu’un de façon répétée, car vous ne savez pas quelle sera sa réaction un jour ». La provocation n’est pas loin du harcèlement, mais je préfère parler de provocation. Le harcèlement sous-entend qu’il y a une victime et un coupable. La réalité montre que ce sont des provocations mal comprises d’un côté et de l’autre qui conduisent à la loi du talion et lorsqu’une des deux parties refusent de s’arrêter dans la provocation, la rupture arrive parfois de manière brutale .

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Hommage à Frida Kahlo

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Peinture huile 2011