Si pour beaucoup de peintres, amateurs ou professionnels, l’acte de peindre commence sur un châssis déjà prêt qui attend le coup de pinceau, de couteau ou de doigt pour commencer à naitre, je dois avouer que cette utilisation est de moins en moins fréquente dans mes tableaux. Créer de toute pièce le châssis, tendre la toile, encoller la toile, mettre du gesso ou l’imprimatur (couche isolante entre la toile et la peinture), clouer ou agrafer, le tout est un plaisir incommensurable. D’abord parce qu’il me permet de faire le vide, d’éloigner toutes les maux de la vie quotidienne, et ensuite par ce contact avec la matière brute est une joie. En effet, de voir que des bouts de bois être assemblés, y poser une toile que je vais faire belle pour recevoir le premier coup de pinceau sont devenus une nécessité
J’ai essayé bien des techniques, mais ma préférée reste et revient toujours la peinture à l’huile. L’odeur d’huile de lin ne me dérange pas, bien au contraire. J’évite d’abuser de l’essence de térébenthine et je profite d’une température clémente pour peindre en extérieur. Mon atelier à ceci d’original c’est qu’il est installé dans un garage en sous-sol. Loin d’être le lieu idéal pour un artiste, je suis bien aise. Certes la fenêtre est bien petite pour l’éclairage en journée mais s’il fait bon, j’ouvre en grand la porte du garage et semi enterrée la lumière qui parvient à pénétrer est fort est agréable. L’hiver je suis comme dans un cocon, le seul inconvénient étant l’utilisation de la lumière électrique.
Une fois installée, je butine telle une abeille faisant soit des châssis, soit peignant une nouvelle œuvre, soit retouchant un tableau laissé depuis quelques jours, semaines ou mois.
Et vous, à quoi pensez-vous quand vous peignez même si c'est votre salon ?
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